[PDF] - Typologie socio-démographique des iris et des communes en 2013 - Eurométropole

By bsoulet - Last edit : Jan. 9, 2017, 6:46 p.m.
Description :

Cette carte fait partie de l'atlas de l'Eurométropole.
Réalisée à partir du croisement de 48 variables issues du recensement INSEE de la population 2013, la typologie présente une partition du territoire de l'Eurométropole de Strasbourg selon huits grands profils de territoires aux caractéristiques socio-démographiques proches. Cette carte est mise à jour annuellement, dès la mise en ligne des nouvelles données du recensement (pour l'année n-3).

Les territoires appartenant au type 1 (Grande-Île, quartier Gare, Krutenau, Neudorf-ouest et Fronts du Neudorf) se caractérisent par une très forte sur-représentation des étudiants, des 15-29 ans, des cadres, des diplômés du supérieur et des petits ménages d’une personne. Les revenus sont légèrement supérieurs au revenu médian de l’Eurométropole. Le parc de logements est marqué par une forte proportion de petits appartements (moins de 40m²), avec une ancienneté d’emménagement inférieure à 4 ans pour près de 60% des ménages. Ce type est enfin celui pour lequel le taux d’équipement en voiture est le plus faible (49,6% de ménages sans voiture).

Le type 2 (Esplanade, iris Doernel à la Robertsau, Soultz et Albert le Grand au Neudorf, Parc d'Innovation à Illkirch-Graffenstaden) correpond à un ensemble de petits secteurs marqués avant tout par une concentration d'étudiants, associée notamment à la présence de résidences universitaires. Dans ces territoires la part des étudiants atteint 49,6%, pour une moyenne métropolitaine de 29,4%.

Le type 3 (Orangerie-Conseil des XV) regroupe les secteurs les plus aisés (revenu fiscal médian de 29 150 euros, pour un revenu médian métropolitain de 19 060 euros en 2011). Ces secteurs sont caractérisés par une très forte sur-représentation des cadres et PIS, diplômés du supérieur, qui habitent de grands appartements de 120 m².   

Les territoires du type 4 (coeur de Schiltigheim, Bischheim, Hoenheim, Vieux-Cronenbourg, sud du Neudorf, secteurs de Koenighsoffen...), apparaissent moins marqués que les précédents en termes d'écart aux moyennes métropolitaines. Ils se démarquent avec un taux d'activité plus élevé et une lègère sur-représentation des familles avec 1 enfant, des employés et des professions intermédaires.

Les type 5 et type 6 correspondent respectivement aux quartiers populaires (Musau, Hohberg...) et très populaires (Neuhof, Elsau...), majoritairement en Quartiers Politique de la Ville. Ces territoires concentrent les indicateurs de précarité, qui présentent une intensité plus forte dans le type 6 : faibles revenus, HLM, employés et ouvriers, chômeurs et inactifs, sans diplôme, monoparentalité, familles nombreuses, faible équipement en voiture.  La population étrangère est très représentée : 23,4% pour le type 6, contre 11,4% en moyenne métropolitaine. A noter que le revenu fiscal médian 2011 des territoires du type 6 sont plus de deux fois plus faible que le revenu médian de l'Eurométropole: 9 000 euros contre 19 060 euros.

Le profil socio-démographique des type 7 (Robertsau, Meinau-Villas, Stockfeld, Lingolsheim, Reichstett...) et type 8 (communes périphériques de seconde couronne) est très marqué par la présence de propriétaires de maisons individuelles, avec une forte ancienneté d'emménagement et un fort équipement en voiture. Le type 7 se distingue avec un taux plus élevé de retraités et de couples sans enfants, quand le type 8 compte davantage de familles avec enfants et un taux plus élevé de maisons individuelles. Ces deux types de territoire présentent des revenus supérieurs à la moyenne (respectivement 23 320 euros et 24 600 euros de revenu fiscal annuel médian 2011).

Méthodologie :

Cette typologie a été réalisée selon la méthode de classification hiérarchique (CAH). Cette méthode permet de regrouper les territoires de manière à ce qu’ils soient les plus similaires possibles au sein d’un même type au regard des indicateurs retenus, et que les types obtenus soient les plus dissemblables possibles. Il s’agit d’une classification possible parmi d’autres, qui résulte de différents choix établis au préalable, à savoir : les indicateurs retenus, la méthode de classification et le nombre de classes. Une typologie fait émerger une structure spatiale de synthèse, que ne peut rendre compte de l’ensemble des spécificités territoriales. Pour appréhender ces dernières, il faut se référer aux cartes thématiques simples  illustrant une variable unique.

La typologie proposée repose sur le croisement de 48 variables issues du recensement INSEE 2013 à l’échelle des iris et des communes. Elles caractérisent (en %) : la composition des ménages et des familles, les catégories socio-professionnelles des actifs occupés, le taux de chômage, le taux d'activité, les niveaux de formation, la structure du parc de logements et les statuts d'occupation des logements, l'ancienneté d'emménagement et l'équipement en voiture des ménages.

Le détail de l'ensemble des variables est présenté en annexe 1 dans les documents associés.
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